Jeudi 31 mai 2012 4 31 /05 /Mai /2012 13:26

afriquemapABIDJAN - Le président du Cercle national des producteurs de café-cacao de Côte d`Ivoire (CNAPROCCI) Mamadou Koné a exprimé mercredi à Abidjan l`inquiétude des planteurs ivoiriens face à la fuite des produits agricoles vers des pays voisins. 

M. Koné qui animait une conférence de presse a souhaité l`appui des autorités ivoiriennes pour la mise en place d`une brigade de lutte contre le trafic des produits. "Ceux qui organisent des personnes puissantes, parfois armées. Une intervention de l`Etat permettra une action efficace contre ces trafiquants", a-t-il énoncé. 

Koné Mamadou a par ailleurs fait état de certains griefs, notamment l`octroi d`avantages financiers par l`Etat ivoirien aux transformateurs locaux. "Nous demandons au gouvernement d`allouer ces subventions aux paysans pour l`achat d`engrais, de produits phytosanitaires, de même que pour la formation de qualité, le reprofilage des pistes et un soutien véritable aux coopératives", a-t-il énoncé. 

Le responsable du Cercle national des producteurs de café-cacao a aussi plaidé pour une identification complète des planteurs ivoiriens et des plantations. "Une fois nous aurons une vraie cartograhie du monde paysan, nous pourrons mieux appréhender les actions d`aide et de soutien à mener", a estimé Mamadou Koné, réitérant l`engagement des producteurs à uvrer pour la performance de l`agriculture ivoirienne. 

L`économie ivoirienne repose en grande partie sur l`agriculture, notamment le binôme café-cacao. Depuis plusieurs décennies, la Côte d`Ivoire occupe le rang de premier producteur mondial de cacao. 

La filière café-cacao a été secouée ces dernières années par un malaise, mais des réformes ont été engagées sous la houlette du président ivoirien Alassane Ouattara en vue de redynamiser le secteur.

 

Source XINHUA

Par AFRICONSEIL10 - Publié dans : INFOS DIVERSES
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Jeudi 24 mai 2012 4 24 /05 /Mai /2012 10:53

afriquemapWASHINGTON - Le président de la Banque africaine de développement (http://www.afdb.org), Donald Kaberuka, a clôturé une visite à Washington par une réunion historique, le samedi, organisée dans le cadre du G8.

La session spéciale a été consacrée à la politique agricole en Afrique, en particulier à une nouvelle initiative appelée la Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition.Le président américain Barack Obama accueillait la réunion à Camp David, près de Washington, où se tenait cette année le Sommet du G8, qui regroupe les plus grandes économies du monde.

Parmi les participants figuraient les dirigeants du G8, quatre chefs d'Etat africains et des cadres du secteur privé.« Avec un ordre du jour si chargé pour les dirigeants du G8 », a déclaré le président Kaberuka, «je félicite le président Obama pour avoir inscrit l'investissement agricole en Afrique au programme de la réunion. »

L’un des principaux objectifs de la nouvelle initiative est d'encourager le secteur privé à investir davantage dans le secteur agricole sur le continent.En effet, le président Obama a annoncé que plus de 3 milliards de dollars EU ont déjà été engagés dans les investissements du secteur privé. Les gouvernements africains et ceux du G8 engageront également des fonds pour stimuler la croissance.

« C'est une proposition gagnant-gagnant», a déclaré M. Kaberuka. « Une Afrique prospère et en croissance ne peut être que bénéfique pour l'économie mondiale. »Il a ajouté : « C’est un effort collectif qui implique les gouvernements, le secteur privé et l'investissement public, pour stimuler la croissance économique sur le continent. La Banque africaine de développement est prête à jouer son rôle en veillant à ce que soient remplies les conditions telles que les infrastructures fiables. »

Dans un communiqué publié à la veille de la réunion de Camp David, la Maison Blanche a déclaré qu'elle travaillerait avec les peuples et les dirigeants de l'Afrique pour «accroître des investissements internes et privés étrangers responsables dans l'agriculture africaine, introduire des innovations capables d’améliorer la productivité agricole, et réduire le risque encouru par les économies et les communautés vulnérables ».

La déclaration de la Maison Blanche a poursuivi en se félicitant de l'appui de la Banque africaine de développement et des autres agences de développement.Ces derniers jours ont été marqués par un accent très marqué sur les moyens d'encourager plus d’innovation et d'investissements du secteur privé dans le secteur agricole à travers l'Afrique.

La Nouvelle Alliance pour la sécurité alimentaire et la nutrition a été lancée à Washington le vendredi, lors d'un colloque qui a rassemblé des centaines de personnes et d'organisations pour discuter de la marche à suivre.L’appui à l’initiative se situe au niveau le plus élevé. Les orateurs du symposium comprenaient le président Obama, la secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton, les dirigeants du Bénin, de l'Éthiopie, du Ghana et de la Tanzanie, et le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka.

Ils ont mentionné le potentiel de l’Afrique et les rendements qu’une production agricole accrue pourrait apporter, et pas seulement dans le secteur alimentaire.

« Ce n'est pas seulement un impératif moral, mais aussi un impératif économique et sécuritaire », a déclaré le président Obama.

Il a ajouté que l'objectif global est de sortir 50 millions de personnes de la pauvreté. Ce qui, a-t-il indiqué, permettrait d'améliorer des vies, des économies et la sécurité à travers le monde.

Le président Kaberuka a informé l'auditoire que « Bien que l'agriculture africaine ait eu des rendements peu satisfaisants pendant de nombreuses années, la situation commence à changer à mesure que de nombreux gouvernements adoptent les politiques et les conditions du marché ».Grâce à l'amélioration des infrastructures, du transport et du commerce, l'Afrique peut faire des progrès significatifs, a-t-il souligné.

La mission du Groupe de la Banque africaine de développement est de contribuer à réduire la pauvreté, améliorer les conditions de vie des Africains et mobiliser des ressources pour le développement économique et social du continent.Les projets et priorités actuels et futurs seront discutés lors des Assemblées annuelles du Groupe de la Banque à Arusha, en Tanzanie du 28 mai au 1e juin.

Le thème de ces Assemblées sera « L'Afrique et le nouveau paysage mondial : défis et opportunités ».

 

 

Source BAD/FAD

Par AFRICONSEIL10 - Publié dans : ECONOMIE MP AFRIQUE
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Mardi 22 mai 2012 2 22 /05 /Mai /2012 19:21

3cabossesSoubré, - Des chocolatiers et négociants suisses, en mission d`inspection et d`exploration de la cacaoculture en Côte d`Ivoire, ont visité, lundi, à Allakro, dans la circonscription d`Oupoyo, dans le département de Soubré(Sud-ouest du pays, région de la Nawa), une organisation professionnelle agricole intervenant dans la production et la commercialisation du cacao, baptisée "Nouvelle entreprise agricole Anouanzé d’Oupoyo(NECAAYO)".

Cette visite, selon le directeur général de cette OPA, Michel Yao Koffi, avait pour but de comprendre l’environnement de la production cacaoyère, de s’imprégner des difficultés auxquelles il est confrontée, en vue de renforcer la coopération avec la filière. A cet égard, ces chocolatiers et négociants suisses ont pu notamment assister à une séance de récolte, de cabossage et de fermentation du cacao.

"Cette visite va vous permettre de comprendre que le cacao ivoirien n’est pas produit par les enfants. Aidez-nous à développez notre région et, surtout, à une plus grande revalorisation du prix, faute de quoi le cacao risque de disparaître au profit de l’hévéa", a plaidé le sous-préfet de Oupoyo, Kouadio Arnaud Mathieu.

En présence des autorités politiques, administratives et traditionnelles du département, la mission s’est réjouie de la grande mobilisation des producteurs, et a rassuré ces derniers sur leur engagement à entreprendre des actions en vue de contribuer à la durabilité de la cacaoculture. "Sans cacao, il n’aura point de négociants ou de chocolatiers", ont-ils reconnu.

Cette organisation professionnelle agricole, la nouvelle entreprise agricole Anouanzé d’Oupoyo, fondée le 18 juin 2009, compterait, à ce jour, 235 membres, répartis dans cinq sections de la région. Celle-ci aurait commercialisé, durant l`exercice 2011, 1.013 tonnes de fèves de cacao. Sur ce volume, 200 tonnes auraient fait l`objet de certification, signale-t-on.

 

Source AIP

Par AFRICONSEIL10 - Publié dans : CAFE/CACAO/COTON
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Dimanche 13 mai 2012 7 13 /05 /Mai /2012 10:42

AZITO2WASHINGTON - Le Fonds monétaire international a appelé vendredi à des réformes dans le secteur de l`énergie en Côte d`Ivoire, à l`occasion du versement de 100 millions de dollars d`un prêt au pays.L`institution a annoncé dans un communiqué que son conseil d`administration avait donné son feu vert à cette somme, deuxième tranche d`un prêt de 600 millions de dollars accordé en novembre.

En Côte d`Ivoire, "un programme étendu et ambitieux de réformes structurelles longtemps différées est en cours d`application", s`est félicité le FMI, citant les "gros efforts" pour moderniser la gestion des finances publiques, le secteur du cacao, et le droit et la justice."Mais l`application des réformes dans les secteurs énergétique et financier a connu des retards", a poursuivi le Fonds.

Il a appelé à assurer l`avenir de la Compagnie ivoirienne d`électricité (CIE) par "de nouvelles mesures, y compris des hausses des tarifs" car "si ces mesures ne sont pas prises, l`investissement si nécessaire dans de nouvelles capacités de production restera un voeu pieux".

"Il est aussi nécessaire de passer à la fixation automatique des prix des produits énergétiques, tout en protégeant en même temps les populations les plus vulnérables", a-t-il ajouté, en référence aux mécanismes de subventions aux hydrocarbures.

Dans le secteur financier, "il est urgent de concevoir et d`adopter un plan de restructuration solide pour les banques de dépôts publiques en difficulté", a estimé le FMI.
 

 

 

Source AFP

Par AFRICONSEIL10 - Publié dans : ENERGIE
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Jeudi 19 avril 2012 4 19 /04 /Avr /2012 14:13

Face aux menaces qui pèsent sur la sécurité alimentaire africaine, des partenaires européens, africains et mondiaux ont, pour la première fois, mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund, AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique et l’accroissement de la production agricole destinée à la consommation intérieure.

Des menaces de plus en plus lourdes pour la sécurité alimentaire des Africains

Les émeutes alimentaires de 2008 avaient été le révélateur des nombreux défis auxquels fait face le continent africain en matière de sécurité alimentaire :

  • l' accroissement non contrôlé des populations urbaines, dépendantes des importations alimentaires soumises à la volatilité des prix des matières premières agricoles ;
  • la dépendance chronique de l’aide alimentaire d’urgence, notamment dans les régions déstabilisées, comme la zone sahélienne ;
  • l'accaparement des terres agricoles par des fonds d’investissement spéculatifs au détriment des intérêts des producteurs villageois ;
  • le manque de volonté politique pour asseoir des stratégies régionales axées sur les filières de production paysannes ;
  • le manque de ressources propres des entreprises privées agricoles et des coopératives pour accroître leur production et moderniser les filières.

afriquemapUne première : le Fonds pour l'agriculture africaine

Face à ces constats, la communauté internationale s’est mobilisée à travers différentes initiatives. Pour la première fois, des partenaires européens (AFD, Union européenne, Agence Espagnole de Coopération Internationale, Coopération Italienne), des partenaires africains (BAD, BOAD, BIDC, DBSA, Fondation AGRA) et des agences des Nations Unies (FIDA, ONUDI) ont mis en commun leurs moyens et leur expertise au sein d’un même fonds d’investissement (African Agriculture Fund ou AAF) afin de promouvoir les investissements agricoles en Afrique.

 

Anti-blanchiment et bonne gestion des terres

Cité dans la Déclaration finale du G 20 agricole en juin 2011, ce fonds panafricain, qui devrait totaliser plus de 200 millions de dollars en juillet 2012, opère sur l’ensemble de la chaîne de valeur agricole (production, transformation, distribution) et en priorité dans le secteur primaire (céréales, élevage, aquaculture, productions fruitières…).

Les procédures du fonds couvrent notamment le respect de normes sociales et environnementales strictes, la réalisation de diligences systématiques en matière de lutte anti-blanchiment et de corruption ainsi que l’application d’un code de bonne gestion des terres.

Déjà deux projets pour l'AAF

AAF a déjà investi dans deux projets : le premier vise à réhabiliter une usine de production d’huile de palme en Sierra Leone, par un investissement de 10 millions de dollars aux côtés d’un financement de Finnfund, l'agence finlandaise de développement. En associant plus de 8 000 planteurs indépendants et en augmentant la production destinée au marché domestique, ce projet s’intègre dans l'initiative post-conflit de la communauté internationale.

Le second investissement du fonds, d’un montant de 20 millions de dollars, permettra l’extension d’une ferme de production d’œufs en Zambie et le développement de différents acteurs de la filière (depuis la production de soja pour l’alimentation des volailles, jusqu’aux points de distribution en passant par l’amélioration du stockage).

Les prochains investissements devraient intervenir notamment en Afrique de l’ouest francophone (Côte d’Ivoire) et dans des secteurs variés (eau minérale, sucre, protection des récoltes…).

Le fonds dispose de deux instruments plus spécifiquement orientés vers les petits producteurs ou entrepreneurs : un fonds filiale de 30 millions de dollars consacré aux PME agricoles et une facilité d’assistance technique dotée de 15 millions de dollars subventionnant l’insertion professionnelle des petits producteurs, le renforcement de capacités et le développement de services auprès des PME.

 

Source Agence Française de Développement

Par AFRICONSEIL10 - Publié dans : ECONOMIE MP AFRIQUE
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  • : L'Afrique regorge de matières premières qui sont souvent maitriser dans une logique "Supply Chain" par les multinationales.Aujourd'hui les petites et moyennes structures ont de plus en plus de difficultés à négocier et à vivre du commerce de ces matières premières...L'exemple du cacao en Côte d'Ivoire est significatif...90% des exportations est effectuée par des filiales de groupes agro alimentaires européens,américains et asiatiques...
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